La troisième édition de Mons en Lumières bat son plein jusqu'à ce dimanche 25 janvier. Parmi les 17 installations du parcours, l'une d'entre elles a particulièrement retenu notre attention : « Carnet de voyage d'une particule », fruit d'une collaboration inédite entre l'école d'art montoise ARTS2 et l'OCAD University de Toronto.

On est allés à la rencontre de ceux qui ont rendu ce projet possible.

Une collaboration à 5.500 kilomètres de distance

Pendant plusieurs mois, des étudiants belges et canadiens ont travaillé ensemble, par écrans interposés, pour donner naissance à cette animation de 8 minutes projetée sur les façades de la rue des Fossés.

Côté pédagogique, le projet est codirigé par Philippe Blanchard, doyen par intérim de la Faculté des arts de l'OCAD, et les professeurs Martin Waroux et Cédric Sabato d'ARTS2. « Toute la communication s'est faite en français, par visioconférence », explique Philippe Blanchard. « Pour les étudiants canadiens, cela demandait parfois des clarifications terminologiques, puisque leur formation en animation se fait en anglais. Mais c'était un défi formateur. »

La répartition des tâches était claire : les étudiants de Toronto se sont concentrés sur l'animation expérimentale 2D et les textures, tandis que les Montois ont pris en charge la 3D, les dispositifs interactifs et la création sonore.

Mathieu Buytaers , qui a géré la dimension sonore du projet, nous explique les enjeux de cette partie souvent sous-estimée du travail. Car si l'image capte l'attention, c'est le son qui crée l'immersion. Dans « Carnet de voyage d'une particule », la bande sonore accompagne le spectateur à travers la galaxie, l'atmosphère terrestre, l'Arctique et les profondeurs océaniques.

Parmi les étudiants d'ARTS2 impliqués, Lucas Izzi a travaillé sur la partie 3D de l'installation. Un travail minutieux pour donner corps à ce voyage d'un photon depuis le cœur du soleil jusqu'à la Terre.

Le parcours en bref

Pour ceux qui n'auraient pas encore arpenté les 3 km du festival, voici ce qui vous attend. Le thème de cette année, « Entrer dans la lumière. Un besoin d'éclairer le monde », a été élaboré en collaboration avec l'UMONS et le MUMONS, en lien avec l'exposition « Électrique ! ».

Place Léopold (point de départ) L'installation « Lampe-moi » du collectif TILT vous accueille avec ses lampes d'architecte géantes qui se penchent vers les passants, accompagnées de projecteurs monumentaux évoquant des lampes de poche.

Collégiale Sainte-Waudru « Héliotrope » du collectif Luminariste transforme l'intérieur de la collégiale. Cinq disques suspendus diffusent des halos mouvants inspirés des rosaces et du cycle solaire, accompagnés de sons organiques. On entre exceptionnellement par la porte principale (accès PMR sur le côté).

Parc du Beffroi « Un dialogue cosmique » de Romain Tardy propose un échange visuel entre un humain et un esprit stellaire.

Rue des Gades « Petites mains, grandes lumières » : les élèves de l'Externat Saint-Joseph ont contribué à cette installation participative.

Jardin du Mayeur « Enlightenment » de Magicstreet / Antoine Goldschmidt.

Grand-Place « Abstract » du Collectif Coin / Maxime Houot.

CAP, rue Neuve « Pulsing Constellation – À cœur ouvert » de Crafteke : une constellation qui pulse au rythme du cœur.

Place du Parc « Point of (No) Return » d'Anastasia Isachsen / Scenitz Productions (en partenariat avec l'UMONS) : un cercle de lumière interactif où la glace fond ou se fige selon votre présence, jusqu'à une tempête finale symbolisant le point de non-retour climatique.

Maison Losseau « All the Trees » du Studio Lemercier (Juliette Bibasse et Joanie Lemercier) avec Before Tigers.

Palais de Justice « Neuron » de Juan Fuentes.

Rue des Fossés « Carnet de voyage d'une particule » – notre coup de cœur, la collaboration ARTS2 x OCAD Toronto.

Rue du Miroir « Planètes » de Pitaya, accompagné d'une présence de SPARKOH! avec des expériences lumineuses interactives.

Rue de la Coupe « Dans la lumière » d'Amélie Kestermans, Emilie Derville et Fabien Laisnez.

Faculté Polytechnique de l'UMONS Deux installations à découvrir dans la cour : « Cube³ : Vitrine de l'intangible » de Magicstreet – un cube vitré qui se remplit de fumée et de lasers, rendant la lumière tangible – et « Phare des Possibles »de ŌNŌ Studio & MUMONS, avec des projections sur les façades du bâtiment.

Rue des Fripiers « Vitrine lumineuse » des étudiants en arts numériques d'ARTS2.

Square Saint-Germain « Tétra » de Module / Nicolas Paolozzi & Baptiste Martineau.

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Quant à Mons en Lumières, le festival se prolonge les 13 et 14 février au SPARKOH! à Frameries, avec deux œuvres monumentales inédites dans ce cadre industriel reconverti. L'ancien site du Crachet ouvrira gratuitement ses portes le vendredi dès 18h jusqu'au samedi 23h.

 

L'aventure ne s'arrête pas là. « Carnet de voyage d'une particule » sera présenté à Nuit Blanche Toronto à l'automne 2026, aux Canada Malting Silos.

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Publié le 23 Janvier 2026 par
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Casteleyn Alexandre
Photographe
Vidéaste

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