Mons est une chouette ville…
On s’y promène, tranquille, dans la rue de la Petite Guirlande en l’occurrence, et, arrivé au niveau du Rhiz(H)ome 2 (au numéro 13), on se surprend… à être à peine surpris (!) tant la micro-galerie regorge, encore une fois, d’œuvres intrigantes.
Celles de Marie-Ange Dumont, une invitée de la région de Namur, ne dérogent pas à la règle…
Arpenter les trois mètres de trottoir qui longent la vitrine prend subitement des airs d’expédition ethnographique, on s’y surprend à découvrir des attributs de chamans fictifs issus de peuplades irréelles.
C’est pourtant vrai que les pièces exposées irradient d’authenticité…
Tout, sauf la véracité anthropologique, y est vrai, conçu à partir d’éléments végétaux et animaux qui sentent le chanvre tressé et la corne de vache.
Cette vitrine recrée un héritage, et peu importe s’il est fantasmé, on y replonge dans nos souvenirs racinaires, qu’ils soient factices ou non importe peu...
À travers la vitre de ce Rhiz(H)ome, Mons fait dans la tribalité urbaine et prend des airs de Quai Branly .
Quand on vous dit qu’il demeure des artistes et des villes qui n’arrêtent pas d’épater.
À bientôt?