Les moments sont hétéromorphes, certains sont bien plus tassés que d’autres…

Ces prochaines semaines, par exemple, on sait que Mons va trembler… La Biennale 2023, à l’instar d’une division de chars, va faire vrombir d’un sourd grondement la Ville jusqu’au fin fond de la plus étroite de ses ruelles.

Du 14 septembre au 6 octobre, Mons vibre, Mons va vibrer…

D… que c’est beau une ville qui bouge.

Mais même si les programmes sont véritablement attractifs, on laisse le soin à d’autres d’en parler. On a préféré cette fois vous entretenir non pas du panache viril d’un régiment de blindés, mais plutôt de la discrétion solitaire du sniper…

On va évoquer le cas de ces gens qui, à la tête de leur petite galerie, s’attellent à faire prendre conscience aux passants un tantinet obtus que l’Art n’est pas là pour faire peur… Que du contraire.

Une tâche ingrate, dans cette ville du moins, mais que ces bénévoles motivés remplissent depuis longtemps, ils étaient là bien avant l’offensive tankisto-culturelle d’automne et seront encore là-bien après, lorsque les  traces des chenilles se seront dissoutes dans la bière des baptêmes estudiantins qui suivront.

 C’est pour ça qu’on va vous (re)parler (Et oui, il y en a qui n’ont pas suivi) de l’Atelier des Capucins…Un endroit intime mais qui frôle le grandiose lorsqu’il s’amalgame à la chapelle désacralisée qui le jouxte…

Un endroit qui accueille, de manière quasi métronomique des expos la plupart du temps dignes d’intérêt. Cette semaine, et jusqu’au 15 octobre, c’est Pierre Debatty qui prend possession des cloisons et murs de l’endroit.

Artiste-peintre reconnu, Pierre Debatty enseigne aux Académies de Namur et de Charleroi.  Et bien que le mot abstraction puisse paraître rébarbatif à certains, ses toiles, sous leur voilage non-figuratif, sous-entendent des impressions qu’on ressent profondément carolorégiennes.

Ses œuvres sont des surfaces pseudo-planes où s’interpénètrent, comme au fil d’un trekking en Pays Noir, (la fameuse « Boucle noire » du GR412), des lacis de noirceurs schisteuses, du gris ponctionné à l’horizon, des séquences ondulatoires verdoyantes de terrils, des angulosités de châssis à molettes et de hauts-fourneaux… L’artiste ne décrit pas un paysage, il l’est… C’est d’ailleurs l’intitulé de l’expo.

Mais la curiosité qu’offre en quelque sorte cette abstraction paysagiste ne s’arrête pas là. Parfois, il utilise le blanc comme camp de base… Les pragmatiques penseront à Charleroi sous la neige, les autres y verront, une boutade, un clin d’œil, une contradiction ironique entre ces deux tons antagonistes…  Et si c’était juste de la poésie ? Celle d’une rêverie sans mobile apparent, par exemple.

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Publié le 28 Septembre 2023 par
daniel godart

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