Il y a aussi, dans un coin de l’exposition de Franz Baden-Baden, quelque chose qui ne se regarde pas vraiment.
Une cabane.
Un refuge, plutôt.
Il se tient là, à l'entrée, comme s’il attendait.
Seul ou avec son meilleur ami, ce refuge n’a rien d’un décor. Il agit et nous amène ailleurs.
Que ce soit dans un arbre au fond du jardin ou camouflé dans un bosquet, celui qui nous a accompagné dans notre enfance est un monde à part.
Un endroit où la créativité opère, les histoires se créent et les jeux se façonnent.
Mais que deviennent ces refuges lorsqu'on grandit ?
Nos vieilles cabanes disparaissent, oui. Mais leur effet, lui, persiste.
Un film qui nous donne l'impression que tout est possible.
La musique qui nous soigne quand on est triste.
La liberté lorsque l'on tient un pinceau entre nos doigts.
Ou encore cette plénitude étrange après un footing.
Tous ces moments sont nos nouvelles cabanes.
Comme si nos besoins d'évasion étaient les vestiges de ces lieux secrets.
Pour se remémorer ces moments passés, ici, il suffit d’entrer.
Vous y trouverez votre meilleur ami qui vous écoutera.
Et pendant que les mots cherchent leur chemin, des lignes apparaissent.
Pour finalement ressortir, avec un fragment de soi.
Alors, si vous voulez savoir à quoi il ressemble, voilà votre dernière chance.
Rendez vous à la Galerie Fracas ce samedi entre 14 et 17h, dernier jour pour profiter de cette exposition inoubliable.