Avis: Jérôme Désert expose à Mons.

Et pas n’importe comment...

Il s’est pour l’occasion acoquiné avec un ramassis de virtuoses du coin (Émilie, Sara, Pascal, «NiKo » et «Coco») . 

Ensuite ? Il compte sur l’enfant qui sommeille en chacun d’entre nous.

Nul besoin de vous vautrer sur un divan en dissertant sur vos émois pré-pubères… Une paire de bonnes chaussures suffira amplement.

On vous explique...

 

Vous avez vous aussi, la morve au nez, foulard bicolore autour du cou, grosses bottines et tâches de mercurochrome sur les genoux, fait partie d’un mouvement de jeunesse?

Non ? Tant pis pour vous, vous avez raté un truc.


Par contre, dans l’affirmative, cette expo va réactiver dans vos encéphales sclérosés quelques vieux neurones en repos forcé depuis le sabordage du Club Dorothée pour certains ou le dernier épisode des Galapiats pour les (nettement) moins jeunes..

Et, me direz-vous, qu’est-ce que le scoutisme vient foutre dans tout ça?

C’est simple, Jérôme, avec son expo multifocale, va vous faire revivre des sensations depuis longtemps oubliées.

Pour faire court, il va vous replonger, dans un premier temps, dans l’exaltation d’une chasse au trésor.

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Vous êtes dans la vraie vie, sur le trottoir d’une ville comme tant d’autres, vous flânez jusqu’à la Galerie Fracas et sa vitrine aquariumesque, là, il vous suffit juste de franchir la porte, demander un plan (pas d’inquiétude, les gardiens sont gentils) et … Pouf !…Vous basculez dans un monde parallèle.

Celui d’un parcours initiatique qui vous fera découvrir Mons sous un angle original.

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Jérôme et son gang de colleurs fous n’ont peur de rien...       Ni d’un mur d’enceinte du XIème, ni d’un coin de maison de repos, ni même du paravent en OSB d’une collégiale pour l’instant en soins intensifs… Ils engluent tout ça à la colle à tapis puis y flanquent des œuvres éléphantesques.


 

C’est dur de coller ça, le soir… Croyez-moi, ils ont bien transpiré.

Mais rassurez-vous, on ne vous en demande pas tant.

On vous suggère juste d’oser...

Dépoussiérez votre âme d’enfant, celle qui dort dans un vieux bac en plastique, à côté des bottines crottées et du foulard un peu crade.

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Toutefois, au delà du côté anecdotique du périple intra-muros, il y a les œuvres aussi (surtout!)

Et là… On peut également faire confiance à Jérôme, coordinateur artistique de la Zinneke Parade, réalisateur de collages pour La Poste, Nike et Esperanzah!,…(et plein d’autres choses encore)…

On vous confirme qu’il sait y faire.

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Ses dessins sont des agrégats tortueux de traits majoritairement noirs, ils s’interprètent comme les résultantes d’innombrables sillages rendus visibles par l’encre de Chine et déposés par une main dotée d’une vie propre, insoumise au point d’en oser le hors-cadre…

Nés d’un processus tenant plus de l’ imaginaire purement aléatoire que d’une démarche réfléchie, ses blancs, ses noirs et quelques tons parfois invités en guest s’entremêlent en répandant les effluves douces-amères d’une poésie picturale souvent abstraite, parfois figurative.

Et ce n’est pas tout...En second lieu, tenant compte du fait qu’on a affaire à une expo bipolaire, Jérôme vous propose également des œuvres à taille humaine, mais, plus timorées, elles préfèrent la sérénité cosy du camp de base, elles ont d’ailleurs établi leur Q.G. dans la Galerie Fracas.

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Épilogue.

Pour être tombé sous le charme de ses univers micro et macrocosmiques, on pense bien que Jérôme Désert possède ce talent rare d’exceller autant dans le grand que dans le petit format.

Du timbre poste au paysage de douze mètres carrés, sa capacité à émerveiller reste intacte…

Jérôme Désert, c’est comme ces zooms optiques très lumineux qu’on voit dans les vitrines des magasins de photographie, ils sont rares et hors de prix, mais leur résolution demeure impeccable quelle que soit la focale choisie…

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L’expo s’appelle Enfrichons-nous !  Elle est visible jusqu’au 6 avril…

affiche

                   https://www.facebook.com/crcmons

 

                                          À bientôt ?

Publié le 17 Mars 2024 par
daniel godart

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