Une édition placée sous le signe de l'exigence 

L'ouverture avait donné le ton avec Le Mage du Kremlin d'Olivier Assayas, figure majeure du cinéma européen. Une entrée en matière puissante pour une édition placée sous le signe de la réflexion politique et de la liberté artistique. La compétition a tenu toutes ses promesses avec des œuvres fortes et singulières qui ont marqué les esprits.

Parmi les longs métrages en lice, on retrouve À pied d'œuvre de Valérie Donzelli, Baise en ville de Martin Jauvat, Follies d'Erica Boulianne, N121 – Bus de nuit de Morade Aissaoui, Nuremberg de James Vanderbilt, Omaha de Cole Webley et The President's Cake de Hasan Hadi. Des titres qui promettent et qui ont su captiver le public tournaisien tout au long du festival. 

Les courts métrages belges ont également brillé avec des productions remarquées comme Peckerhead, Gadje, Côté court ou encore Koffie in Lourdes. Du côté international, Majoneze, Rhubarb Rhubarbe et Les Jardins du paradis ont attiré l'attention et confirmé la qualité de la sélection. Le cinéma d'auteur dans toute sa diversité et sa puissance.

Un festival qui pense à tous les publics 

Le RAMDAM n'est pas qu'un festival pour cinéphiles avertis. Les organisateurs ont à cœur d'élargir leur public et de transmettre la passion du cinéma engagé aux générations futures. Cette année encore, le concours Balance ton short a permis à de nombreux jeunes, notamment issus des Maisons de Jeunes de Wallonie Picarde, de réaliser leurs propres films de moins de deux minutes sur des sujets qui les touchent. Une initiative belle et nécessaire qui donne la parole à ceux qui ont des choses à dire. 

Les séances Kids ont également fait carton plein, permettant aux enfants de 4 à 8 ans et de 8 à 12 ans de s'initier au cinéma d'auteur dans des conditions adaptées. Parce que le goût du cinéma se transmet tôt, et que les jeunes spectateurs d'aujourd'hui sont les cinéphiles exigeants de demain. 
 

Des rencontres et des échanges précieux L'une des grandes forces du RAMDAM, c'est la présence de nombreux cinéastes qui viennent accompagner leurs films et échanger avec le public. Cette année, tu as pu rencontrer Laurent Micheli avec Nino dans la nuit, Ante Pas pour Peckerhead, Lionel Delhaye avec Côté court, Atakan Yilmaz pour Hi Rom, It's Me Loulou, Karim Rabhani avec Surebrist, Martin Jauvat pour Baise en ville, Quentin Noirfalisse avec Pas nos poisons éternels, Elina Leloup, Morade Aissaoui pour N121 – Bus de nuit, Valérie Jalengo avec Higher Than the Sky et Valéry Carnoy pour La Danse des renards. 

Ces moments d'échanges sont précieux. Ils permettent de comprendre les intentions des réalisateurs, de découvrir les coulisses de la création et de partager des émotions avec ceux qui font vivre le cinéma d'aujourd'hui. Parmi les fictions belges à retenir, L'Enfant bélier de Marta Bergmann s'est imposé comme l'une des belles découvertes de cette édition.

Ce soir, place au verdict du public 

Car oui, au RAMDAM, c'est le public qui décide. Pas de jury d'experts déconnectés, mais les spectateurs eux-mêmes qui votent après chaque séance pour la qualité du film et son côté dérangeant. Via l'application Ramdam, tu as pu donner ton avis et participer activement à la sélection des lauréats. Un principe démocratique qui fait toute la singularité de ce festival. 

La soirée de clôture sera marquée par la projection de La Maison des femmes, le nouveau film de Mélissa Godet, une œuvre forte et sensible qui viendra conclure dix jours de cinéma engagé. Six salles d'Imagix accueilleront cette projection dans la foulée de la cérémonie de clôture, qui sera retransmise en direct sur notélé.be dès 19h30. 
 

Un festival singulier et nécessaire 

Le RAMDAM, c'est aussi un état d'esprit. Celui de croire que le cinéma peut encore nous surprendre, nous émouvoir, nous faire réfléchir et nous rassembler autour d'œuvres qui ont quelque chose à dire. Dans un monde saturé d'images formatées et de contenus calibrés, ce festival rappelle que le cinéma reste un art vivant, un espace de liberté et de questionnement. 

Alors ce soir, à 19h30, rendez-vous sur notélé.be pour découvrir qui sont les lauréats de cette 16e édition. Qui a su toucher le public tournaisien ? Quels films ont su conjuguer qualité artistique et force dérangeante ? Tu le sauras dans quelques heures. Et tu pourras célébrer avec tous les festivaliers cette belle édition qui confirme une fois encore que le RAMDAM est bien plus qu'un festival : c'est un espace de cinéma nécessaire, un lieu où l'on ose encore prendre des risques et où le public a son mot à dire.

Publié le 26 Janvier 2026 par

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