Photographes: entre choix esthétiques, éthiques et légitimité

Photographier quelqu’un n’est jamais un geste tout à fait innocent. Derrière l’appareil, quelqu’un choisit un angle, un cadre, une lumière, un instant. Devant l’objectif, une personne devra peut-être vivre longtemps avec l’image produite.

Cette question de la légitimité me revient régulièrement. Ai-je le droit de raconter cette histoire ? Suis-je la bonne personne pour le faire ? Mon regard ne risque-t-il pas de prendre trop de place ? Sommes-nous réellement alignés sur ce que cette image dira une fois publiée ?

Une vie, un objectif : Didier Lebrun expose 36 ans d'histoire belge à Mons

Le photographe de presse, sentinelle discrète de la démocratie
C'est bien là que se niche l'enjeu de société derrière cette exposition. Le photographe de presse n'est pas un simple illustrateur de l'actualité : il en est un des garants. En fixant sur la pellicule ou le capteur numérique un instant qui ne se reproduira jamais, il offre au public une preuve, un point d'ancrage dans le réel, indispensable au débat démocratique.

Ultime sonate.

Rendre l’abscons et le pointu accessibles au point qu’on se surprenne à en pulvériser nos blocages et à découvrir l’ampleur de nos émotions… C’est un peu l’objectif visé par le MACS… C’est également celui de "Belle-Île", une expo qui joue sur la juxtaposition de trois disciplines artistiques. On y entre intrigué, on en ressort touché…

Anomia : Thomas Freteur photographie l'énigme d'un rituel millénaire

De façon presque inexplicable, certains rituels perdurent. C'est le cas de la Grande Procession de Tournai qui, chaque année depuis près de mille ans, pousse des centaines de Tournaisien·nes à fouler le pavé, paré·es de costumes historiques, escortant statuettes et brancards à travers la ville. C'est cette énigme, pourquoi un tel geste survit-il encore aujourd'hui, que le photographe Thomas Freteur explore dans Anomia, une exposition à ciel ouvert présentée du 11 septembre au 31 octobre 2026, au pied de la Cathédrale, sur le Vieux Marché aux Poteries.

Éloge du fragile.

Une chronique en deux temps cette fois… Elle se penche sur un lieu, puis sur une expo.
Une chronique avec beaucoup de photos aussi, parce qu’il y a beaucoup d’artistes.
Une chronique enfin qui, tout en ne délaissant pas l’art, fait la part belle à l’humain.