Atypique, la balle pelote l'est assurément, fragile témoignage d'une société à jamais révolue, fossile vivant tentant de survivre à l'heure d'une modernité à laquelle elle semble peu adaptée ; singulière, la démarche d'Andy Simon l'est tout autant, lui qui s'attache à répertorier les traces laissées par le jeu de balle dans le paysage, son paysage. A travers ses photographies, la balle pelote se révèle en un large inventaire d'aires de jeu – les ballodromes –, naviguant constamment entre passé et présent, omniprésence et effacement, survivance et déshérence.