Sofhie Mavroudis et Léo Devadèrre

Depuis 2020, la Province de Hainaut et la maison de la culture de Tournai soutiennent la démarche de recherche de deux jeunes plasticiens : cette expo­sition permet de découvrir le fruit de ces deux bourses artistiques.
Léo Devaddère : “Le travail que je vous présente s’intitule Écorces. C’est à la fois un hommage aux amoureux qui gravent leur amour dans l’écorce mais aussi aux arbres qui supportent cette cicatrice.
Dans cette série, j’ai donc imprimé cinq écorces différentes à côté desquelles est tamponnée une image d’amoureux s’enlaçant. En-dessous est inscrite la localisation GPS qui indique un lieu où se trouve l’arbre portant la marque d’un amour gravé à vie. Le deuxième tampon permet de mentionner la ville où se trouve l’arbre, ma signature, ainsi que
la numérotation de la gravure.
Si le spectateur observe la gravure et se rend sur place, qu’il cherche et qu’il trouve l’arbre marqué, alors j’espère qu’il portera sur lui un regard différent de celui qu’il peut porter sur ceux d’à côté. Peut-être pensera-t-il au lien qui unit le couple à l’arbre. À lui, qui fait désormais partie de cette histoire qui a réuni ces inconnus :
l’Arbre, le Couple et le Spectateur. L’his­toire d’une rencontre immatérielle.”
Sofhie Mavroudis : “En 2018, je découvre sur la plage de mon enfance en Grèce, une sandale d’enfant estampillée Made In Syria. En regardant plus attentivement, je m’aperçois que ce sont des centaines de sandales d’enfants qui jonchent le sol. Je me rends alors compte du drame qui se joue loin de notre regard. Profondément touchée par cette découverte, mon travail artistique prend un chemin plus engagé et se concentre sur la disparition des migrants qui tentent de rejoindre l’Europe, avec comme mise en exergue la disparition des enfants non accompagnés. Entre 2018 et 2019, je crée plusieurs œuvres liées à la migration, évoquant la perte d’identité, l’enfance, la mémoire, la disparition. Étant fille d’immigré grec, je m’intéresse en plus des conséquences migratoires de manière globale, à la disparition des migrants aux frontières gréco-turques. Lorsqu’en 2018, je me penche sur ce sujet, j’apprends que la mer Egée n’est pas la seule porte d’entrée vers l’Europe ; des milliers de migrants tentent de passer par la fron­tière naturelle qui sépare la Grèce con­tinentale et la Turquie : l’Evros, la rivière dite aux fantômes. Depuis près de 20 ans, ce sont des milliers de migrants qui y perdent la vie.”
Organisation : maison de la culture de Tournai, ESA Académie des Beaux-Arts de Tournai et Province de Hainaut
Collaboration : Service des Arts plastiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles
18/02 > 20/03 • Du MER au DIM, de 14h à 18h
Vernissage le VEN 18/02, 18h
Galerie du Lapin Perdu, Académie des Beaux-Arts, Tournai

Date

18 Fév 2022 - 04 Mar 2022
Expired!

Heure

Toute la journée

Plus d\'infos

Lire la suite

Lieu

Galerie du Lapin perdu
rue de l'Hôpital Notre-Dame, 14 7500 Tournai

Lieu 2

Arr. Tournai-Mouscron
Catégories
Lire la suite