Valérie Bacart : le plaisir de coudre !

Chronique et photos de Lola Sanna

Partons à la découverte de Valérie Bacart, une créatrice de mode montoise qui a débobiné pour nous le fil de son parcours et nous a ouvert les portes de son atelier.

Patron de femme 

C’est grâce à une machine à coudre récupérée avec une amie que Valérie Bacart réalise son tout premier vêtement à 19 ans . La tunique n’est pas parfaite mais elle lui fait prendre conscience que la couture la passionne réellement. « Je ne connaissais absolument rien à la couture, ni au patronage. [La tunique] ne tombait pas super bien mais je la portais quand même. » 

Matière à réflexion

« Ce qui me plaît dans la couture, au-delà de créer une forme, c’est aussi les matières. »
Cette simple phrase nous plonge directement dans l’univers de Valérie. Un univers fait de vêtements colorés, de fils et d’un tissu particulier : le tissu jacquard. « Ce tissu est spécial puisqu’il est réversible et brodé à la conception. » Le tissu jacquard, c’est un peu la signature de la créatrice puisqu’elle y ajoute au moins une petite touche à chacune de ses créations. Mais ce n’est pas la seule marque de fabrique de la styliste montoise, il y a aussi le fait qu’elle utilise des invendus comme matière première.

De fil en aiguille 

En termes d’inspiration, Valérie la puise un peu partout. Il y a bien sûr les livres (elle est historienne de l’art), mais aussi des stylistes connus comme Martin Margiela, et Paul Poiret. On ne négligera pas son amour pour l’Asie, et en particulier le Japon, qu’elle fait transparaitre avec ses tissus fleuris. Ajoutons à cela les déesses de tous horizons qui donnent leurs noms à ses créations ; telles que la veste Aya, le pull Kandra et le col Até

Boite à couture

« J’ai vraiment un avant / après le Rhiz[H]ome, et ça a complètement changé ma vie. », nous dit Valérie quand on lui demande comment elle vit son expérience aux Rhiz[H]omes. Elle nous parle aussi de la Maison du design et de la complémentarité des deux lieux dans l’accompagnement des artistes. Pour elle, le Rhiz[H]ome est un lieu de travail qui la rend très heureuse. Grâce à son atelier partagé, elle a pu développer son art dans le calme tout en faisant des rencontres. « Ce qui est chouette [avec la Maison du Design] c’est qu’on est en boutique, donc les gens peuvent voir les créations. »

Scoop!

Si Valérie a quelques projets pour l’avenir, comme ouvrir sa propre boutique en ligne, ou bénéficier d’aides pour mettre en place une collection à long terme ; elle annonce aussi l’arrivée prochaine d’une collection homme. Dans la même optique, elle dévoile que la Maison du Design organisera bientôt une vente privée de ses créations. Au rendez-vous : un exposé sur l’histoire de la mode, suivi d’un brunch où il sera possible d’acheter ses vêtements. Restez donc bien à l’affut, la date sera dévoilée prochainement ici.

Le conseil de Valérie 
Pour les débutant.e.s en création, Valérie nous livre son conseil indémodable : croire en soi et en ses talents. «[…] On est souvent sur le fil. Créer, ce n’est pas confortable parce que c’est l’inconnu, mais en même temps c’est très jouissif. C’est peut-être le mélange des deux qui fait que l’on s’accroche.»

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