Le 37e festival international du film de Mons, la chronique de Yoan

Chronique et photos de Yoan Lechien

Vous vous souvenez de moi ? Je m’appelle Yoan Lechien, et j’aime partager autour du cinéma pour Septmille. Et pour ma seconde chronique, je vous emmène au 37e Festival International du Film de Mons.

Salutations, amateur de cinéma ! Voici déjà neuf mois que nous avons eu l’occasion de faire connaissance. A l’époque, nous étions en joie avec le retour imminent d’un festival dans nos salles obscures. Adapté à la situation sanitaire, quel ne fût notre plaisir de profiter pleinement d’une semaine de divertissement, dans les plus agréables conditions, en bien des aspects, supérieures à celles de nos salons. Ravi par cette précédente expérience, je récidive, et t’invite à me suivre à nouveau.

Mais peut-être es-tu nouveau sur ce site ? Un petit rappel s’impose. Le Festival International du Film de Mons, abrégé FIFM par les initiés, est un hommage au cinéma organisé dans notre charmante région depuis 1984. Anciennement Festival International du Film d’Amour, abrégé FIFA par les mêmes affranchis, il fut renommé en 2019, et il se déroulera du vendredi 11 mars au samedi 19 mars, pour une 37e édition en cette année 2022. Réparti entre les complexes Imagix et Plaza Arthouse Cinema, ainsi qu’au Théâtre Royal de Mons, au Congres Hôtel Mons Van der Valk et Wallonia Conference Center Mons, il fait la part belle tant aux projections, qu’aux entretiens, conférences et autres événements ludiques tel que le traditionnel blind test.

Pour le programme complet et détaillé du festival, je te renvoie vers le site officiel : www.festival-de-mons.be
Tu y trouveras toutes les informations utiles, sur les événements, les horaires, les lieux, les invités, …

Mais, pour qui a déjà parcouru le catalogue, il n’est pas aisé de choisir parmi les 78 longs-métrages et 16 courts-métrages qui seront diffusés. Je te propose ici une pré-sélection, les œuvres qui me semblent les plus prometteuses ou intéressantes. Pendant la durée du Festival, si cela t’intéresse, tu pourras suivre mon avis d’après-séance sur les réseaux sociaux de Septmille.

Mes premières attentes se tourneront vers les grandes avant-premières. D’une part, avec la soirée d’ouverture, À l’ombre des filles de Etienne Comar, en présence de Veerle Baetens, et la soirée de clôture, Nobody has to know de Bouli Lanners, en présence de Bouli Lanners. D’autre part, avec Tokyo Shaking de Olivier Peyon, vision française et en musique de la catastrophe de Fukushima, ou encore avec Sweetheart de Marley Morrison, romance adolescente ancrée dans notre époque.

Dans la même veine, les amateurs du réalisateur Laurent Cantet seront comblés. Plusieurs de ses films seront présentés, dans un contexte de rétrospective, et je me laisserai tenter par Entre les murs, mais aussi par Foxfire, L’atelier ou le récent Arthur Rambo. Une occasion d’étudier les thèmes et autres obsessions qui motivent l’homme derrière la caméra.

D’autres rattrapages attirent aussi mon attention. Comme Une vie démente de Ann Sirot et Raphaël Balboni, récemment récompensés à la cérémonie Magritte du cinéma, ou Rien à foutre de Julie Lecoustre et Emmanuel Marre. Pour les noctambules, il y aura aussi l’intriguant Spring Breakers de Harmony Korine, mélange entre un film d’auteur et un teenage movie, ou le cultissime King of New-York de Abel Ferrara, avec un casting de haut vol dont Christopher Walken David Caruso, Laurence Fishburne ou Wesley Snipes.

Et bien entendu, il y a la compétition. Des films de tout horizon, évalués tant par le public que par un jury composé de professionnels, en quête d’estime ou de l’un des nombreux prix proposés. Deux listes distinctes concourent, la compétition internationale et la compétition des 400 coups. Je terminerai cette chronique avec mes favoris parmi les 17 candidats :

The Exam de Shawkat Amin Korki, le parcours désespéré d’une étudiante kurde-irakienne pour passer ses examens dans un climat corrompu et violent ; un choix qui tient dans la promesse du traitement d’un sujet futile au regard de conditions de vie dangereuses.

Neighbours de Mano Khalil, l’intégration d’un jeune garçon kurde dans une école arabe, qui doit intégrer les codes d’un monde enclin à la dictature ; un choix qui tient dans la promesse d’une approche comique d’une situation difficile, à l’instar de La vie est belle de Roberto Benigni.

Sans soleil de Banu Akseki, la quête d’amour maternel récemment retrouvé à la veille de la fin du monde ; un choix qui tient par la promesse d’une histoire intrigante, mêlant drame et science-fiction.

Le bruit des moteurs de Philippe Grégoire, la rencontre entre un douanier québécois et une pilote de course islandaise dans le brouhaha des aéroports et des circuits ; un choix qui tient dans la promesse du traitement de sujets plus profonds, sous ce prétexte quelconque.

Potato dreams of America de Wes Hurley, le parcours d’une mère et son jeune fils qui quittent la Russie en quête du rêve américain ; un choix qui tient par la promesse d’une comédie, qui sera rafraichissante au regard des autres drames en lice.

Alors, on se lance dans l’aventure ?

Retrouvez tous les avis de Yoan du 11 au 19 mars en story Instagram et Facebook de Septmille !