La consécration des patapoufs

Chronique et photos de Daniel Godart

Une idée bien définie des déformations volumiques.
Une fascination pour le Quattrocento et l’art précolombien.
Une raison qui oscille entre sacré et profane.
Une conception poético-adipeuse des proportions et du monumental.
Une notion toute personnelle du patrimoine universel.
Une aisance à penser la peinture florentine en couleurs équatoriales.
Un melting-pot réussi entre ancien et nouveau monde.
Un art de larguer sur la toile des tons qui pètent comme des chapelets de bombes.
Une réflexion sur la vie des natures mortes.
Une conscience acérée de la violence.
Une implication politico-sociale.
Une façon redoutable de figer l’instant, autant le dramatique que le carnavalesque.
Une vision singulière des perspectives.
Un art pictural décomplexé et figuratif au pseudo-réalisme délibérément difforme.

Qu’on aime ou pas, c’est tout ça, Fernando Botero, et c’est au BAM, jusqu’au 30 janvier 2022.

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