Le 36e Festival International du Film de Mons présenté par Yoan

Chronique de Yoan Lechien

Tu aimes le cinéma ? Moi, aussi. Je m’appelle Yoan Lechien et ceci est ma première chronique pour Septmille. Et pour partager ma passion, je te propose de m’accompagner au 36e Festival International du Film de Mons (FIFM).

Salutations, amateur de cinéma ! Probablement, tu t’es réjoui de l’annonce de la réouverture des salles obscures. Après un an de diète, tu es sûrement en appétit. Peut-être même as-tu déjà franchi le seuil de l’une d’elle, impatient de découvrir une sortie parmi la trentaine qui nous a été proposée. Mais pourquoi ne pas reprendre là où nous nous étions arrêtés ? Il y a 15 mois se clôturait un événement qui rend hommage au 7e art, alors même que la pandémie se révélait au monde. Recommencer là où cela s’est fini, comme après un petit entracte …

Mais, au fait, qui suis-je ? Personne. Tout le monde. Un gars que tu peux croiser à n’importe quelle séance, tous horaires, genres et publics confondus. Pas un professionnel, juste un passionné. Rires, pleurs, frissons, réflexions. Telles sont quelques-unes des émotions que suscitent les images projetées sur la toile, et pour lesquelles je prends plaisir à y retourner.

Les présentations étant faites, revenons au sujet qui nous intéresse. Le Festival International du Film de Mons, ou FIFM de son petit nom, entame une nouvelle édition. Si les plus anciens le connaissent sous son ancienne appellation de Festival International du Film d’Amour de Mons, ou FIFA, créé en 1984, c’est avec ce patronyme qu’une équipe dynamique fait désormais honneur au grand écran depuis 2019. Au travers de projections de films thématiques, de classiques, d’avant-premières, d’animations ou de court-métrages, les complexes Imagix et Plaza Art offrent une diversité de choix, qui permet à tout un chacun d’y trouver son intérêt. Sans oublier les activités annexes telles que les rencontres, les conférences, le blind test ou les soirées événements.

Pour le programme complet et détaillé du festival, je te renvoie vers le site officiel http://www.festivaldemons.be/fr. Tu y trouveras toutes les informations utiles, sur les événements, les horaires, les lieux, les invités, …

Et concernant les films ? Si mon avis t’intéresse, je le partagerai sur les réseaux sociaux de Septmille pendant la semaine de l’événement, du vendredi 9 juillet 2021 au vendredi 16 juillet 2021. Malheureusement, impossible d’être exhaustif. Avec un ensemble de 50 longs-métrages et 18 courts-métrages diffusés, il est obligatoire de faire des choix. Difficile !

Mon premier plaisir de festivalier, ce sont les incontournables. Des films plus anciens que je prendrai simplement plaisir à (re)voir en salles. Cette année, j’espère trouver le temps de regarder Toto le héros de Jaco Van Dormael, In the mood for love de Wong Kar-Wai et Le voyage de Chihiro de Hayao Myazaki. Et même peut-être me faire quelques frayeurs avec Carrie de Brian De Palma, bien que cela ne soit pas vraiment ma préférence.

Mon second, ce sont les grandes sorties. Si certains films seront principalement portés par leur comédien(ne)s, tels que Un triomphe avec Kad Merad, Tout nous sourit avec Elsa Zylberstein et Stéphane de Groodt, Profession du père avec Benoît Poelvoorde ou Falling de et avec Viggo Mortensen, je préfère me laisser convaincre par d’autres nouveautés sur les 14 primeurs proposées :

1. Sound of Metal de Darius Marder, le parcours du batteur d’un groupe rock qui devient sourd ; un choix qui tient dans une forte attente sur l’utilisation du son dans le traitement du thème.

2. Rouge de Farid Bentoumi, la quête de vérité d’une jeune femme sur les accusations de pollution dans l’usine où son père est représentant syndical ; un choix qui tient dans la multitude de sujets qui peuvent être abordés (écologie, syndicalisme, engagement, famille, lanceurs d’alerte,…).

3. Days of the bagnold summer de Simon Bird, les vacances d’un adolescent fan de heavy metal avec sa maman bibliothécaire ; un choix qui tient dans le ton de la comédie anglaise que nous vend la bande annonce.

Et bien entendu, il y a la compétition internationale. Une sélection, évaluée tant par le public que par un jury officiel, pour mettre en lumière un film, traitant d’un sujet selon une culture ou un angle différent. Parfois l’occasion de découvrir des pépites qui passent sous notre radar en temps normal. Pour participer au vote, je porterai mon attention sur un choix de favoris parmi les 10 candidats :

1. La terre des hommes de Naël Marandin, le combat d’une jeune fille face aux sévices qu’elle a subi pour sauver la ferme paternelle ; un choix qui tient dans la présence de Olivier Gourmet dans l’un des rôles principaux.

2. I never cry de Piotr Domalewki, le parcours d’une femme pour rapatrier le corps de son père depuis l’Irlande jusqu’en Pologne ; un choix qui tient dans la force de caractère que dégage l’actrice dans la bande annonce.

3. My wonderful Wanda de Bettina Oberli, la difficulté pour une jeune polonaise d’être acceptée par la famille du patriarche dont elle avait la garde ; un choix qui tient dans une affiche intrigante, et la promesse d’une histoire moins banale qu’il n’y parait.

Alors, on se lance dans l’aventure ? 🙂