Hip-Hop ad vitam

Interview de Niko / Photos de François Chevalier

Sushi, jeune b-boy montois de 34 ans nous parle d’une de ses passions : le breakdance. Il ouvre une brèche sur les ateliers de piano et de breakdance qu’il dispense aux jeunes de Cuesmes depuis plus d’une dizaine d’années et nous parle bien évidemment de ses projets.

Septmille : Veux-tu bien te présenter à nos lecteurs ?
Sushi : Je m’appelle Sushi, ce n’est pas vraiment mon prénom, c’est mon nom de scène évidemment. Je suis artiste et acteur culturel, je fais du piano, je fais beaucoup de sport et principalement du breakdance.

Spt. : Es-tu de la région montoise ?
S. : Oui, c’est ça. Je suis né à Mons, je viens de Mons, je vis à Mons et je travaille pour Mons. Je travaille pour ma ville, pour les jeunes de la ville. Le break, c’est l’un des quatre piliers de la culture hip-hop avec le graff, le rap et le DJing. C’est une danse très acrobatique assez impressionnante qui se déroule principalement au sol. Au fur et à mesure, cela a évolué comme une activité artistique et sportive. Je danse avec des jeunes de la Maison des Jeunes de Cuesmes.

Spt. : Que fais-tu d’autre avec les jeunes de Cuesmes ?
S. : Je les initie à la musique, principalement au piano. J’ai aussi beaucoup de potes qui ont fait le conservatoire qui jouent d’autres instruments, la guitare par exemple. J’ai beaucoup de potes rappeurs, je donne des ateliers d’écriture en collaboration avec d’autres ASBL dont « Lire et Ecrire » (pour des personnes qui apprennent à lire et à écrire). Tout ce que je fais reste autour du hip-hop, je fais pas mal de jam à la maison ou j’essaie de mélanger tous les talents. Je travaille avec les jeunes depuis plus de dix ans.

Spt. : Alors, que fais-tu pour le moment ?
S. : Je m’entraine énormément au quotidien pour montrer et dire aux jeunes « Ecoutez, je suis toujours là », ça peut leur servir d’exemple. En ce moment, je fais un documentaire sur les dix dernières années vécues ensemble avec le groupe. Il n’y a pas eu que la danse, il y a eu également pas mal de bonnes choses côté émotionnel et familial que nous avons partagées. J’ai aussi dans la tête d’essayer de coacher un maximum de jeunes artistes qui ne savent pas trop comment s’y prendre pour contacter des structures où quoi que ce soit. Animé par l’esprit du partage, j’aimerais lancer une école de danse typique break mais la période n’est pas du tout propice (NDLR : la crise sanitaire Covid19).

Spt. : Est-il facile de te retrouver sur les réseaux sociaux pour ceux qui voudraient emboiter tes pas ?
S. : J’ai une page Facebook où je suis très actif. Sur cette page, je poste souvent tout ce qui est en rapport avec mes activités.

Spt. : Que ferais-tu si tu as une carte blanche pendant quelques secondes ?
S. : J’aimerais vraiment envoyer mon soutien à toutes ces personnes qui sont touchées financièrement par la Covid19, faire un rappel, se rappeler de pourquoi on vit, de pourquoi on aime vivre. Je voudrais simplement envoyer mon soutien et ma force à tout le monde. Je trouve qu’il est important d’être solidaire en ce moment, c’est mon message principal.

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