Quand le jazz rencontre l’afrobeat

Chronique de Davy Koutiangba

Pour la reprise de ses activités de ce printemps, le centre culturel Le Sablon de Morlanwelz a programmé en concert vendredi dernier le groupe Afro Jazz Quartet. Ce groupe composé d’un bassiste, d’un saxophoniste, d’un claviériste et d’un des meilleurs batteurs du continent africain, à savoir Angelo Moustapha du Bénin, a tenu le public en haleine durant plus d’une heure, avec un répertoire varié où le jazz a fusionné avec des sonorités africaines.

C’est avec « Green House », une composition de Théo Fueg, claviériste du groupe, que le ton a été donné. Ce titre joué sur un air de blues est inspiré de « Footsprints » de Wayne Shorter, un saxophoniste et compositeur de jazz américain. Après une brève transition pour présenter les membres du groupe au public, c’est le morceau « Afro Swing » qui a été entonné. Des notes d’afrobeat commencent à raisonner dans la salle avec cette composition d’Angelo Moustapha et de ses pairs.

A l’entame du titre « Bossa Percu » l’on pouvait voir dans le public des personnes hocher la tête. Il en était de même pour le morceau « Bolojo », une ballade inspirée des rythmes traditionnels du Bénin. « C’est une rythmique qui est jouée tous les vendredis au palais royal chez les Yoruba du Bénin » annonce à la salle Angelo Moustapha. Le mercure commençait à monter au rythme du son des percussions, de la caisse claire et des cymbales. Il faut souligner qu’Angelo Moustapha a une aisance sur ces types d’instrument. Il manie avec dextérité ses baguettes, lui qui a été fait meilleur batteur d’Afrique, un prix reçu au Bénin en 2017. La dernière note musicale de la soirée a été le titre « Lobby » et c’est tout naturellement que le groupe a été invité à bisser ce morceau après des acclamations nourries du public.

Composé de Michel Vrydag, de Vincent Thekal, de Théo Fueg et de Angelo Moustapha, Afro Jazz Quartet est né d’une rencontre fortuite entre Théo et Angelo dans un bar bruxellois.
Soulignons que pour ces retrouvailles, l’équipe du centre culturel Le Sablon ne s’est pas fait prier pour le respect des consignes sanitaires demandé par les autorités. Les chaises étaient bien distantes l’une de l’autre, sans oublier le port du masque, des mesures qui font partie de notre quotidien suite à l’avènement de la Covid19.